L’étude : « Vivre ensemble »

Méthodologie

Pour susciter de nouvelles réflexions autour du bien-être et approfondir la notion de vivre ensemble, l’agence de sociologie appliquée n-clique, partenaire de la Ville, a mené une étude sociologique sur ces thématiques et en a présenté les conclusions aux participant.es lors du deuxième ateliers de l’édition 2024.

Pour réaliser son étude, l’agence s’est appuyée sur :

  • Une revue de littérature synthétisant les publications les plus marquantes sur le bien-être et le vivre ensemble, et les points clés à retenir.
  • Une enquête de terrain auprès des Lyonnaises et Lyonnais :
    • des entretiens en micro-trottoirs, réalisés dans différents quartiers de la Ville ;
    • un questionnaire en ligne.
  • Des interviews de chercheurs et de spécialistes du bien-être et du vivre ensemble (géographe, économiste, etc.), afin d’apporter un autre regard sur le sujet et de susciter de nouvelles réflexions.

Les résultats de cette étude sont présentés dans les 4 vidéos suivantes et la synthèse de littérature est accessible ci-dessous.

Les résultats de l’étude en vidéo

1er volet de l’étude : Comment favoriser des liens de convivialités entre les habitants ?
2e volet de l’étude : Favoriser l’engagement individuel ou collectif, associatif, public ou politique dans la Ville
3e volet de l’étude : Bénéficier de lieux et de moments pour de réunir afin de favoriser la solidarité dans les quartier
4e volet de l’étude : La prise de décisions collective et le rapport à l’autre dans un contexte urbain

Synthèse de littérature

Synthèse de littérature sur le bien-être et le vivre-ensemble

La revue de littérature complète est accessible ci-dessous. Elle synthétise les publications les plus marquantes et les points clés à retenir.

L’ensemble est classé suivant les principales thématiques analysées. Chaque publication est cliquable et donne accès à la synthèse de l’article.

Points clés à retenir

  • Plusieurs méthodes peuvent être adoptées pour mesurer le bien-être.
  • Mais l’attention accordée à la définition et à la mesure du bien-être découle d’une remise en question du PIB en tant qu’indicateur unique de richesse sociale et économique. 
  • Que l’on considère le bien-être sous l’angle individuel ou collectif, objectif ou subjectif, son évaluation complète exige une approche intégrative combinant des indicateurs monétaires et non monétaires (sociaux, environnementaux…).
  • Pour déterminer les indicateurs les plus pertinents pour mesurer le bien-être dans une dimension locale, il demeure essentiel d’inclure la participation des divers acteurs et actrices. Cette démarche doit être construite collectivement.
  • En fonction des objectifs et des aspirations de la démarche, différents indicateurs peuvent être mobilisés. Parmi ces indicateurs, le « vivre ensemble » se révèle être particulièrement pertinent pour évaluer le bien-être à l’échelle territoriale. 

Définir et mesurer le bien-être

La mesure du bien-être à l’échelle locale

Le vivre ensemble : un indicateur du bien-être territorial

Points clés à retenir

  • L’édition 2024 de la Boussole du bien-être de la Ville de Lyon vise à aborder la notion de « Vivre ensemble » autour de 3 enjeux identifiés.
  • Le fait de se sentir entouré est étroitement lié à diverses circonstances sociales et individuelles, parmi lesquelles figurent notamment le degré d’intégration dans la société et d’isolement social.
  • L’isolement social constitue un phénomène complexe lié au degré de connexion avec des réseaux sociaux à différentes échelles.
  • Il peut toucher toute personne, mais certaines sous-populations, comme les personnes âgées et celles en situation de précarité économique et/ou relationnelle, y sont particulièrement vulnérables.
  • Pour évaluer l’accessibilité et l’attractivité des espaces de convivialité urbains, lieux idéaux pour la construction et le maintien des liens sociaux, il demeure essentiel de prendre en compte la manière dont l’espace public est perçu par ses usagers.
  • Les espaces de convivialité peuvent jouer un rôle clé dans le tissu social urbain, mais leur utilisation demeure étroitement liée à la perception des individus. 
  • Pour créer des espaces de convivialité plus inclusifs et attractifs, l’urbanisme doit tenir compte du rapport affectif des différentes catégories sociales à la ville et notamment à l’espace public.
  • La capacité d’agir dans sa ville avec, via et pour les autres englobe une grande diversité d’actions comme la participation citoyenne à la politique, l’implication dans des manifestations sociales ou encore l’engagement associatif, etc.
  • Les disparités socio-économiques, les contraintes temporelles, ou encore, le manque d’accès à l’information peuvent entraver la volonté d’agir avec ou en faveur des autres, sous ses diverses formes (participation publique, mobilisation politique, engagement associatif, etc.)

Enjeu I : Se sentir entouré

Enjeu II : Avoir accès à des lieux de convivialité

Enjeu III : Être en capacité d’agir dans sa ville avec, via, pour les autres

Points clés à retenir

  • Le rapport affectif de l’individu envers la ville, c’est-à-dire la manière dont celle-ci est perçue, est un facteur déterminant de bien-être.
  • La perception de la ville par les individus est influencée par une multitude de facteurs, dont démographiques, temporels, psychologiques et cognitifs.
  • Le rapport à la ville, lieu de vivre ensemble, se façonne également à travers les relations construites avec autrui – autrement dit, la manière dont les autres sont perçus par l’individu.
  • L’organisation spatiale de la ville influence cette relation à autrui dans l’espace urbain. Elle peut rapprocher ou éloigner les individus et les groupes sociaux, tant physiquement que socialement.
  • L’interdépendance entre l’organisation sociale et spatiale de la ville est manifeste. Les politiques sociales et urbaines peuvent avoir un impact significatif sur les relations, en modifiant la manière dont l’individu perçoit et interagit avec autrui.
  • L’influence médiatique est également un facteur déterminant dans la perception des autres, pouvant diffuser des stéréotypes et des préjugés, notamment liés aux identités ethniques, de genre ou sexuelles. Les expériences de discriminations et de violences urbaines reflètent ainsi des rapports sociaux enracinés dans la société.
  • Dans ce contexte, la promotion du vivre-ensemble à l’échelle territoriale nécessite des interventions spécifiquement ciblées pour répondre aux obstacles identifiés sur le territoire.

Le rapport affectif à la ville

La relation à l’autre dans les espaces sociaux

Les obstacles au vivre ensemble dans la ville

Points clés à retenir

  • Les initiatives sont développées à une échelle locale et sont portées par des acteurs variés : citoyens, associations, organisations publiques, collectivités.
  • Elles ne sont pas spécifiquement dédiées au « vivre ensemble ». De nombreux projets abordent les enjeux liés au vivre ensemble, tels que la lutte contre les discriminations et la promotion de la cohésion sociale.
  • Elles prennent des formes variées : apporter un service à une population ciblée, évènements festifs et conviviaux, formation, accompagnement et sensibilisation de publics, mise en relation et travail collectif, consultation citoyenne et démarches participatives.
  • Elles sont développées pour répondre à un besoin identifié sur le territoire où elles s’expriment (cohésion sociale, discriminations, isolement, participation citoyenne, etc.)

Initiatives locales et citoyennes

Actions associatives

Dispositifs mis en place par des collectivités